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Mali: loin des projecteurs, voici le général derrière derrière la chute d’IBK

Depuis mardi dernier, le Mali vit dans l’incertitude avec le coup d’Etat militaire contre le président Ibrahim Boubacar Keïta.

Alors que le putsch est présenté comme étant une œuvre d’un groupe d’officiers conduit par le Colonel Diaw, des sources bien informées ont confié aux confrères du journal Lettre du Continent qu’un général bien connu de la scène politique malienne serait le cerveau de l’opération. Extrait…

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Chasse aux sorcières et fermeture des frontières

Pour mener à bien l’ensemble des diligences qu’il souhaite conduire sur l’ex- président et son entourage, le CNSP a décrété le 19 août par la voix de son porte- parole, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air, la fermeture de l’ensemble des frontières terrestres et aériennes du Mali. Une interdiction de quitter le pays “le temps des différentes enquêtes” a par ailleurs été notifiée à l’ensemble des anciens ministres.

Parmi les principaux animateurs du CNSP figureraient le général Cheikh Fanta Mady Dembélé ainsi que les colonels Mama Sekou Lelenta, Modibo Koné, Sadio Camara et Malick Diaw. Ce dernier, chef d’état-major de la 3e région militaire et directeur adjoint du camp de Kati, est un proche du général Amadou Haya Sanogo avec lequel il avait participé au coup d’Etat de mars 2012 contre Amadou Toumani Touré.

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Rumeur persistante depuis plusieurs mois, l’hypothèse d’un coup d’Etat était pourtant jugée peu “crédible” par le premier cercle d’Ibrahim Boubacar Keïta. Mais, preuve de la paranoïa ambiante, ces deux dernières années le président malien avait pris soin d’éloigner plus d’une dizaine de ses généraux en les nommant à la tête de représentations diplomatiques à l’étranger.

Vivien Kouassi

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